"Le monde a bien changé" intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

Le monde a bien changé – La chanson classique du groupe 1755 intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

(English follows)

Le grand classique du groupe acadien 1755, « Le monde a bien changé » – chanson écrite par Gérald Leblanc et composée par Pierre Robichaud – sera intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens dans le cadre des ECMA (East Coast Music Awards) le jeudi 5 mai en direct de Fredericton au Nouveau-Brunswick.

Voyez les nouveaux intronisés au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en spectacle le vendredi 6 mai au Fredericton Playhouse dans le cadre des East Coast Music Awards : Festival & Conference. Ce spectacle spécial célèbre non seulement ce groupe historique, mais aussi la culture acadienne de la côte Est avec comme invitées Lisa Leblanc et Emilie Landry. Les billets au coût de 35 $ + frais et sont en vente ICI

Toutes les chansons portent une histoire et Le monde a bien changé ne fait pas exception à cette règle.

Le monde a bien changé, c’est l’histoire d’un homme qui apprend à mieux vivre et à mieux aimer grâce à l’amour de la femme qu’il a rencontrée. « En fait, ce n’est pas tant le monde autour de lui qui change, mais le regard qu’il porte dessus, à travers le prisme de l’amour », précise Pierre Robichaud. Et parce que c’est d’abord et avant tout une chanson d’amour, l’auteur-compositeur-interprète s’est inspiré de quelques grands succès du début des années 1960 pour la progression d’accords, dont Last Kiss de Wayne Cochran.

La grande amitié créative et musicale entre Gérald Leblanc, Roland Gauvin et Pierre Robichaud, auteurs et compositeurs principaux des chansons de 1755, a débuté dans les années 1970. Pendant une fête, Roland Gauvin et Pierre Robichaud se retrouvent avec une douzaine de personnes… dans une salle de bains! Gauvin jamme avec un autre musicien; pendant une pause de ce dernier, Pierre saisit sa guitare et se met à jouer en duo avec Roland. « Il y a eu des étincelles quand on s’est mis à jouer ensemble dans ce party de salle de bains! », se remémore avec émotion Robichaud. Nos deux voix s’harmonisaient tellement bien, Roland est tout un chanteur. Une belle chimie s’est vite installée entre nous ».

Un jour, Robichaud et Gauvin demandent au regretté grand poète acadien Gérald Leblanc, dont ils avaient découvert l’œuvre à l’université, de leur envoyer quelques-uns de ses poèmes afin qu’ils les mettent en musique. Le poète accepte leur invitation et leur soumet plusieurs poèmes; le reste appartient à l’Histoire :

« Je suis assis dans mon salon et je lis ce poème intitulé Le monde a bien changé. Me vient spontanément cette ligne mélodique : Le monde a bien changé, changé, changé! Roland et moi partons à rire; c’est bon signe! ».

« Ça a décollé tellement vite, cette aventure-là! On est passé de band de taverne à groupe qui remplissait les plus gros arénas du Nouveau-Brunswick! » poursuit Pierre Robichaud. La complicité créative entre Gérald Leblanc, Roland Gauvin et Pierre Robichaud aura engendré presque la moitié du répertoire de 1755, plusieurs chansons figurant parmi les plus populaires et mémorables du groupe. Encore aujourd’hui, 45 ans après sa création, lorsque le groupe interprète Le monde a bien changé sur scène, des spectateurs s’étendant sur quatre générations connaissent ses paroles par cœur. N’est-ce pas le propre des grandes chansons de traverser ainsi le temps?

Avec ses chansons endiablées (inspirées du Folk, du Country et du Rock) racontant la réalité quotidienne des Néo-Brunswickois francophones dans la langue de leur quotidien, 1755 a rendu possible une prise de conscience de l’identité francophone dans les Maritimes. « 1755 a grandement contribué à la réinvention de l’identité acadienne en construisant un récit qui reflétait la réalité contemporaine des Acadiens et en renégociant ce qu’on considérait comme étant une musique « acadienne». Ainsi, les consommateurs acadiens accordèrent une importance idéologique à cette musique qu’ils percevaient non comme une musique commerciale proprement dite, mais plutôt comme un symbole de leur émancipation culturelle », fait valoir Sylvie Leblanc dans son mémoire « Le monde qu’on connaît: The Music of 1755 and the Construction of Acadian Identity ».

Originaire de Bouctouche (Nouveau-Brunswick) et décédé le 30 mai 2005 à l’âge de 59 ans, Gérald Leblanc est un poète, un auteur et un parolier prolifique ayant beaucoup influencé la vie culturelle acadienne. En plus de 1755, des groupes et artistes tels Idée du Nord et Marie-Jo Thério ont interprété ses chansons. En tant qu’écrivain, il a publié une quinzaine de recueils de poésie et a également contribué à des textes de théâtre, des traductions, des textes radiophoniques et des anthologies. Sa poésie décomplexée revendique la présence de l’Acadie au sein de la modernité et de la francophonie en tant que culture au caractère unique et cosmopolite, une démarche qui, on pourrait dire, fait écho à celle du groupe 1755 avec ses fusions modernes de rock des années 70 avec les saveurs du folklore acadien.

Contact média, demandes d’entrevues :

Tenille Goodspeed, marketing@ecma.com (pour ECMA)

SIX media marketing Inc. (pour le PACC)

simon@sixmedia.ca

Le monde a bien changé, an iconic song of the Acadian band 1755 with lyrics by Gérald Leblanc and music by Pierre Robichaud, will be inducted into the Canadian Songwriters Hall of Fame as part of ECMA (East Coast Music Awards) on Thursday, May 5, in a live ceremony to be broadcast from Fredericton, N.B.

Catch the new Canadian Songwriters Hall of Fame inductees on stage at the Fredericton Playhouse on Friday, May 6, as part of the East Coast Music Awards: Festival & Conference. The special show will not only be a tribute historical band, but also a celebration of the East Coast’s Acadian culture with guests such as Lisa Leblanc and Emilie Landry. Tickets are $35 + fees, and are on sale here.

All songs tell a story, and Le monde a bien changé is no exception.

Le monde a bien changé is about a man who is learning to love and to live a better life thanks to a woman he had met. “Basically, what has changed is less the world around him than how he is now seeing it through the prism of love,” Pierre Robichaud explained. And because this is a love song more than anything else, the singer-songwriter found inspiration in several hit songs from the early 1960’s for the chord progression, including Wayne Cochran’s Last Kiss.

The great musical friendship between Gérald Leblanc, Roland Gauvin and Pierre Robichaud, 1755’s main song composers, began in the 1970’s at a party. Roland Gauvin and Pierre Robichaud ended up in a bathroom with a dozen other people. Gauvin started jamming with another musician; then, during a pause, Pierre grabbed his guitar and started playing a duet with Roland. “Sparks started flying when we started playing together at that bathroom party,” Robichaud recalled with emotion. “Our voices were in such harmony, and Roland is such a great singer. There was instant chemistry between us.”

One day, Robichaud and Gauvin asked the late great Acadian poet Gérald Leblanc, whose work they had discovered in college, to send them some of his poems so they could write music on them. He accepted the invitation, and submitted several poems. The rest is history: “I was sitting in my living room reading this poem called Le monde a bien changé. Instantly, I got the melodic line: Le monde a bien changé, changé, changé! Roland burst into laughter. It was a good sign!”

“That adventure took off so quickly! We went from being a pub band to a band filling New Brunswick’s largest arenas!” Pierre Robichaud went on. The creative complicity between Gérald Leblanc, Roland Gauvin and Pierre Robichaud ended up generating almost half of 1755’s repertoire, with many tunes being among the band’s most popular and memorable songs. Still today, 45 years after its creation, every time the band plays Le monde a bien changé on stage, fans spanning four generations sing the lyrics by heart. If withstanding the test of time is not a sign of a song’s greatness, what is?

With its frenzied songs (folk-, country- and rock-inspired) dealing with the daily realities of French-speaking New Brunswickers, 1755 helped people become aware of the Maritimes’ francophone identity. “1755 greatly contributed to the re-invention of the Acadian identity by building a narrative that reflected the contemporary reality of Acadians, and by re-negotiating what people considered to be Acadian’ music. So, Acadian consumers gave great ideological importance to that music which they perceived not as a typical commercial music, but rather as a symbol of their cultural emancipation,” Sylvie Leblanc claimed in her memoir Le monde qu’on connaît: The Music of 1755 and the Construction of Acadian Identity.”

Originally from Bouctouche, N.B., Gérald Leblanc, who died on May 30, 2005, at the age of 59, had a major influence on Acadian cultural life as a poet, an author and a prolific lyricist. Besides 1755, bands and artists such as Idée du Nord and Marie-Jo Thério have performed his songs. As a writer, he published some fifteen poetry collections while at the same time contributing to the writing of works for the theatre, translations, radio scripts and anthologies. His liberated poetic writings call for Acadie to claim its rightful place within the French-speaking world as a culture with a unique cosmopolitan character, an endeavour which, some might say, echoes that of the 1755 band with its fusions of modern 70’s rock and Acadian folk flavours.

Media contacts, requests for interviews:

Tenille Goodspeed, marketing@ecma.com (for ECMA)

SIX media marketing Inc. (for CSHF)

simon@sixmedia.ca

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